stéphanie44
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« le: 25 Septembre 2009 à 06:13:09 » |
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Bonjour,
Je m’appelle Stéphanie, j’ai 37 ans et suis maman d’une petite Alix de 7 ans, violoniste en herbe depuis 2 ans.
Dès l’âge de 2 ans, Alix a commencé à écouter les cd de Marlène Jobert, des histoires qui font découvrir la musique classique. A 3 ans ½ , c’était décidé « je veux jouer du violon, c’est beau, ça me fait pleurer… ». Enfin à 5 ans, cours de violon avec une super prof’, Aniko. Les débuts sont difficiles, Alix est frustrée de ne pas pouvoir jouer tout de suite du Bach…
La 1ère année passe, durant laquelle j’emprunte de plus en plus régulièrement l’instrument de ma fille, parfois en cachette et travaille moi même ses exercices bien que peu à l’aise puisqu’elle jouait sur un modèle 1/4. Elle finira par se fâcher ! «c‘est mon violon, tu n’as qu’à t’en acheter un ! ». Ce fut une révélation puis une évidence : j’aimerai tellement jouer du violon !! Oui, mais je souffre d’une maladie orpheline qui atteint les muscles, la Fibromyalgie, le « mal partout ». Mes journées sont de véritables épreuves durant lesquelles je m’efforce d’entretenir ma maison et un modeste jardin potager. Or, le violon est un instrument réputé difficile, ce serait un pari fou dans mon état !
La professeur d’Alix, qui a senti mon attirance pour le violon et connait mon petit bagage de musicienne (8 ans de flûte traversière malgré un niveau moyen en solfège), me dit que je devrais prendre des cours. Ce à quoi je répondis qu’avec ma maladie, cela me paraissait impensable : j’ai déjà du mal à maintenir mes bras levés pour tenir ma flûte et à gérer le souffle! Mais le temps passant, ce rêve ne me lâche pas ; l’envie d’essayer me taraude mais j’hésite à en parler à Aniko : peur du résultat, de ne pas tenir physiquement.
Et un jour, par un heureux hasard, je tombe sur la méthode Lesseur ( le chat en couverture m’aura sans doute attirée, j’en ai 3 ! ). Clair, ludique, pas besoin de connaitre le solfège pour débuter puisqu’on l’apprend et l’ingère au fil des volumes, presque sans s’en rendre compte. Il n’est pas besoin d’aller jusqu’au conservatoire pour apprendre un instrument. Et des CD démos sont livrés avec, des playbacks proposés à différents tempos et avec un beau choix de morceaux. Finalement, le 1er octobre 2008, je franchis le pas et décide de m’acheter un violon. Me voilà partie dans mon coin, enchainant les exercices. Nous sommes en octobre, je suis assez en forme pour pouvoir jouer ; l’hiver et le froid, fatals pour mes douleurs, n’ont pas encore pointé leur nez. Je joue plusieurs fois par jour, par sessions de 10 à 20 mn, irrésistiblement attirée par mon instrument. Bref, les jours passent et c’est de pire en pire ( !), je délaisse mes tâches pour jouer, une vraie drogue. Je suis piquée ! La maison devient capharnaüm et pizzas, car je n’ai plus la force de tout mener de front.
Mais ça ne peut durer qu’un temps : même si j’ai un mari génial qui préfère me voir épanouie avec mon violon qu’avec les impératifs de femme au foyer. Je redescends donc sur terre et me limite à beaucoup moins, d’autant que l’hiver s’installe avec son cortège de douleurs et la fatigue qui l’accompagne. Je fonctionne au ralenti, j’ai trop mal pour jouer bien, pour jouer tout court ; j’enrage, il y a des moments de désespoir, de frustration. J’espère seulement que le violon est comme le vélo et que je pourrai me remettre en selle au printemps. Durant cette période Aniko m’encourage.
Mars ? Avril, je commence à aller mieux. Toute heureuse de sortir de ma léthargie, je me remets au violon, plus motivée que jamais. Je reprends un peu plus régulièrement mes cours et retrouve le plaisir des duos avec Aniko. Je suis très contente de mes progrès. Juin, Juillet : ça y est, j’apprends la 3ème position qui m’effraie un peu ! reste à beaucoup s’exercer, après tout, au début , j’ai cru que je n’y arriverai jamais… Septembre : j’ai quasiment fini le 3éme volume de la méthode, j’attends avec impatience le 4ème. En attendant, je vais travailler sur la méthode « violon Irlandais », là aussi avec les playbacks.
Certains fibromyalgiques resteront peut être dubitatifs devant mon histoire, je les comprends car moi-même je n’en reviens pas. Quand je peux jouer, ce sont surtout les brûlures qui dominent, elles diminuent après de 20 mn et reviennent au bout de 45 mn à 1h30 de pratique avec des contractures en plus. J’ai l’habitude de faire de la relaxation pour décontracter mes muscles, et le violon a un peu le même effet : pour jouer, il faut se décontracter, être léger. Je me conditionne et cela marche, rarement plus d’1 h30 mais c’est déjà ça. Jouer et progresser est très motivant et surtout, ce sont des moments où je ne pense à rien d’autre.
Merci à ma fille de m’avoir, sans le vouloir, fait découvrir une passion, à mon mari et Aniko de m’avoir encouragé à ne pas abandonner et à olivier Lesseur pour ses méthodes ludiques, claires et pour sa disponibilité.
Stéphanie Roumy.
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